Prévoir: les principales choses à faire et à ne pas faire pour assurer ton avenir financier

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Auteur/Autrice

Ivana Scaturro

Responsable de produit

Prévoir: les principales choses à faire et à ne pas faire pour assurer ton avenir financier

Prévoir fait partie de ces sujets que beaucoup ont tendance à remettre à plus tard. C’est compréhensible: elle semble souvent compliquée, lointaine et pas particulièrement urgente au quotidien. Mais c’est précisément là que réside l’erreur la plus courante. Un avenir sans soucis financiers ne commence pas un jour ou l’autre, il commence par les décisions que tu prends aujourd’hui.

En posant les bons jalons dès le début, tu t’assures à long terme davantage de sécurité, de liberté financière et de flexibilité personnelle. Cela te permet également d’éviter les erreurs courantes qui peuvent te coûter cher par la suite. Tu trouveras ici les principales choses à faire et à ne pas faire, expliquées simplement et faciles à mettre en pratique.

À faire

1. Même les petits montants comptent

Le temps est l’un des facteurs décisifs pour une prévoyance réussie. Plus tu commences tôt à te constituer un patrimoine, plus tu peux profiter de l’effet des intérêts composés: les revenus sont crédités sur le capital existant et peuvent permettre une croissance supplémentaire à long terme. Même les jeunes actif(ve)s peuvent déjà bénéficier du pilier 3a. Toute personne percevant un revenu professionnel soumis à l’AVS peut verser des cotisations au pilier 3a dès l’année de ses 18 ans.

C’est pourquoi il vaut la peine de commencer tôt, même avec de petits montants. Sur plusieurs années, des versements réguliers peuvent contribuer de manière significative à ton avenir financier et renforcer durablement ta prévoyance.

2. Tirer parti des avantages fiscaux de manière ciblée

En Suisse, le pilier 3a offre des avantages fiscaux attractifs. Les versements peuvent être déduits du revenu imposable, ce qui réduit directement la charge fiscale. Pendant toute la durée de la prévoyance, aucun impôt sur la fortune, sur le revenu ni impôt anticipé n’est prélevé. En tirant parti de ces possibilités, tu peux non seulement te constituer une prévoyance ciblée pour la retraite, mais aussi optimiser ta situation fiscale. 

3. Choisir la stratégie de placement adaptée

Au sein du pilier 3a, tu as à ta disposition notre compteTerzo, un compte du 3ᵉ pilier classique, ainsi que les solutions de titres proposées par VIAC. Alors qu’un compte de prévoyance est avant tout axé sur la sécurité et la stabilité, les titres offrent souvent, à long terme et avec un horizon de placement étendu, des perspectives de rendement plus élevées et donc un potentiel de croissance supplémentaire pour le patrimoine de prévoyance.

En fonction de ta propension au risque, de ton objectif de placement et de ton horizon de placement, tu peux choisir une stratégie de placement adaptée afin de tirer le meilleur parti du troisième pilier.

4. Utiliser plusieurs comptes de prévoyance

À mesure que le patrimoine de prévoyance augmente, il peut être judicieux de ne pas tout regrouper sur un seul compte. La répartition sur plusieurs comptes de prévoyance permet de planifier le versement du capital à la retraite de manière échelonnée. Cela peut entraîner des avantages fiscaux, car les versements sont imposés séparément. Il est recommandé d’ouvrir un compte de prévoyance supplémentaire dès que l’avoir de prévoyance atteint environ 50'000 CHF. Cela permet d’accroître de manière ciblée la flexibilité financière à la retraite.

5. Examiner de manière ciblée les rachats rétroactifs

Depuis l’introduction des versements rétroactifs dans le pilier 3a, il est possible de combler rétroactivement les lacunes de prévoyance. Cela permet de compenser les versements manqués. Parallèlement, cette réglementation offre également des avantages fiscaux intéressants. Les versements rétroactifs peuvent être déduits du revenu imposable au même titre que les cotisations 3a régulières. Cela permet de réduire la charge fiscale tout en améliorant la prévoyance pour la retraite. 

Pour en savoir plus sur les rachats a posteriori dans le pilier 3a, clique ici.


  

À ne pas faire

1. Ne pas intégrer la prévoyance dans la planification financière globale

Si la prévoyance est considérée isolément, le lien avec d’autres aspects financiers tels que la liquidité, l’accession à la propriété ou la constitution d’un patrimoine fait défaut. Cela peut entraîner des conflits d’objectifs et empêche une coordination optimale des différents domaines financiers. Il est donc d’autant plus important de considérer la prévoyance comme une partie intégrante de la planification financière globale. Ce n’est qu’en interaction avec les autres aspects financiers qu’il est possible d’obtenir une vision d’ensemble cohérente et une stratégie durable pour l’avenir.

2. Ne pas coordonner les retraits de capital

Évite de faire verser les avoirs du pilier 3a la même année que ceux issus du libre passage. Plus les retraits en capital cumulés au cours d’une même année fiscale sont élevés, plus la charge fiscale en pourcentage augmente. Pour calculer l’impôt sur les versements, les autorités fiscales prennent généralement en compte l’ensemble des retraits du 2ᵉ pilier et du pilier 3a d’une même année. Dans de nombreux cantons, les retraits du/de la conjoint(e) sont également pris en compte. Cela peut entraîner une augmentation significative de la progressivité fiscale.

3. Une solution de prévoyance inadaptée peut coûter cher

Lors du choix de ta solution de prévoyance, on ne fait souvent pas suffisamment la distinction entre les solutions bancaires et les solutions d’assurance. Or, ces approches diffèrent nettement en termes de flexibilité, de coûts et de perspectives de rendement.

Les solutions d’assurance sont souvent liées à des engagements à long terme et s’accompagnent généralement de coûts plus élevés. Ces coûts ont un impact direct sur le rendement à long terme et peuvent freiner sensiblement la constitution d’un patrimoine. De plus, les ajustements en cours de contrat ne sont souvent possibles que de manière limitée.

Pour de nombreuses situations de prévoyance, une solution bancaire constitue donc le choix le plus approprié. Elle offre généralement plus de flexibilité, est structurée de manière plus transparente et permet souvent de meilleures perspectives de rendement, en particulier sur de longues périodes. Si tu ne tiens pas compte de ces différences, tu risques de te limiter excessivement à long terme et de passer à côté d’un potentiel de rendement.

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